Bientôt des quotas pour les restaurants à Montréal ?

Si les ouvertures de restaurants s’enchainent depuis plusieurs années à Montréal, au moins autant ont fermé leurs portes sur la même période.

Photo : Ferreira Café

Photo : Ferreira Café

Trop, à en croire certains, qui préconisent des mesures légales plus drastiques que le simple permis exigé aujourd’hui. Carlos Ferreira, propriétaire du Café Ferreira, rue Peel, s’offusque que beaucoup se lancent dans la restauration sans étude de marché, ni réelles compétences. Il souhaite que la ville impose des quotas par quartiers et des formations spécifiques. « Il faut protéger les bons restaurants. Même moi, je suis en danger si on ne fait rien !» s’indigne-t-il.

Le Québec détient le record de faillites de restaurants au Canada. Pourtant les chiffres officiels ne détaillent ni le type d’établissements ni la raison de leur fermeture. D’autres études soulignent la baisse du budget restaurant des ménages. Difficile, donc, de comprendre précisément la situation.

Et sa solution ne fait pas l’unanimité. Pour les élus, ce n’est simplement pas leur rôle : « Chaque quartier est unique et évolue constamment », affirme Marie Plourde, conseillère d’arrondissement. « On ne peut pas le figer dans des quotas». François Pageau renchérit : « Avoir des quotas protégerait les restaurants existants, même les mauvais, tout en limitant l’entrée des bons. Quant aux formations obligatoires, je suis plus ouvert, car ça garderait uniquement les plus déterminés ».

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